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1. Les règles catalographiques
Depuis l'Antiquité, nombreux et célèbres sont les écrivains qui
ont fait remarquer l'intérêt du livre et de l'existence de bibliothèques
bien organisées; mais le premier à s'efforcer sérieusement de fournir
un guide systématique aux catalogueurs fut Antony Panizzi qui rédigea,
en 1839, un ensemble de règles à l'intention des employés de la
bibliothèque du British Museum. Pendant le demi-siècle qui suivit,
dans plusieurs pays, des bibliothèques nationales ou d'universités
ainsi que des sociétés de bibliothécaires l'imitèrent. En 1908,
les associations de bibliothécaires britanniques et américaines
produisirent ensemble le premier code international. En 1948, l'Association
française de normalisation commença à étudier ces codes pour déterminer
s'ils conviendraient aux bibliothèques françaises. En 1961, la fédération
internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques
(I.F.L.A.) organisa à Paris un congrès international sur les principes
de catalogage, auquel participèrent plus de cinquante nations, et
presque toutes étaient d'accord sur la nécessité d'une norme internationale.
Les "principes de Paris" sont la base de tous les travaux ultérieurs
rendus encore plus nécessaires par les progrès des méthodes informatisées
de catalogage.
Ces méthodes furent introduites essentiellement par la bibliothèque
du Congrès des États-Unis avec le projet MARC (Machine Readable
Cataloguing, catalogage lisible par machine). Un projet pilote appelé
MARC I fut lancé en 1966, et l'expérience acquise dans plusieurs
bibliothèques et par la British National Bibliography (Bibliographie
nationale britannique) permit de concevoir un format normalisé international,
appelé MARC II, qui permet l'échange international de données de
catalogage. Bien que l'accord ne soit pas unanime, les bandes MARC
britanniques et américaines sont maintenant disponibles par souscription,
et dans le monde entier beaucoup de bibliothèques y conforment leur
pratique. Encouragée par l'U.N.E.S.C.O., l'I.F.L.A. possède en outre
deux programmes d'échanges de données: l'UBC (contrôle bibliographique
universel) et l'UAP (accès universel aux publications). Les pays
qui participent à ces programmes s'engagent à enregistrer sous forme
informatisée toutes leurs publications et à les rendre disponibles
grâce à un réseau de fichiers compatibles. Cela est plus facile
à réaliser depuis qu'ont été introduites la numérotation ISBN (numéro
international normalisé du livre) et la numérotation ISSN (numéro
international normalisé de publication en série). Chaque pays possède
un bureau national de numérotation ISBN qui attribue à chaque éditeur
un certain groupe de chiffres; l'éditeur attribue à chaque livre
un numéro unique qui est imprimé comme partie intégrante des données
d'édition, ce qui facilite la commande des livres neufs et économise
de la place dans les fichiers informatisés.

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