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5. La codification et la notation
Afin de pouvoir fixer l'ordre de succession des termes dans un classement
ordonné, un système doit posséder un outil supplémentaire: un moyen
de notation, c'est-à-dire un ensemble de symboles de codification
dont la loi de succession soit déjà familière au public. Les deux
ensembles les plus connus sont l'alphabet romain et les chiffres
arabes; ils ont chacun un sens qui est toujours le même dans tous
les pays. Ainsi, chaque élément d'un de ces ensembles assigne au
sujet qui lui a été attribué un rang, une position fixe et déterminée
au sein d'une succession. Un système multidimensionnel à facettes
a besoin que sa notation possède deux caractéristiques principales:
des indicateurs de facette et des indicateurs de terme. Ainsi, dans
la C.C., les facettes sont signalées par des signes de ponctuation,
dans la science des sols par des chiffres arabes, tandis que les
termes sont signalés dans la C.C. par des numéros et dans la science
des sols par des lettres. Ces deux systèmes sont indépendants des
langues.
Certaines expériences ont été menées, dans lesquelles on se servait
des lettres de l'alphabet romain pour former des syllabes prononçables
(G. Cordonnier, au centre de documentation d'Électricité de France,
et D. J. Foskett, au London Education Classification - centre de
classification pédagogique de l'agglomération de Londres). En dehors
du projet Intercocta de l'U.N.E.S.C.O., ce système n'a guère rencontré
d'écho, mais des recherches aux États-Unis suggèrent que de telles
"syllabes non signifiantes" améliorent nettement la valeur mnémonique
des systèmes d'encodage.

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